Un miroir pour 3 visages
Brobeck Jean-Paul
Le départ

Le départ ?
Dis-moi quel est le point de départ ?
Le départ,
Est-ce un regard ?
Est-ce une lueur dans tes yeux ?
Est-ce la vue d’une courbe d’un sein
Entre aperçu dans l’échancrure de ton corsage ?
Est-ce une vue sur une jambe dans ta robe fendue.

Non, je ne sais plus quel est le point de départ.
Mais le point de départ est toujours un espoir.

Il y a ta présence, ton parfum,
Une caresse inopinée quand tu as frôlé ma main,
Un geste de tendresse
Au départ, il y a une promesse.

Au départ il y a cet élan
Qui vers toi me pousse inexorablement,
Un élan terrible
Un geste irrésistible


Voilà le départ.

Puis, il y a le silence brusquement ;
Plus besoin de mots assurément.
Il y a toi,
Il y a moi,
Et lentement, il y a le nous,
Deux qui ne font plus qu’un seul être.
Oui mourir, mourir pour renaître
Dès que je suis en toi,
Le monde a fini d’exister
Tu m’enfermes en toi
Et je me laisse aller ;
Je ne pense plus à rien
En toi, je vais et je viens
Ton corps m’a englouti
Et voilà que je crie.
Je crie mon plaisir, ma jouissance.
En toi j’ai placé toute mon espérance.

Pouvoir me laisser aller
Sans la moindre arrière-pensée
Être enfin totalement moi-même.
Vivre à plein corps le mot je t’aime.

Pouvoir boire jusqu’à plus soif.
Pouvoir enfin refaire l’unité,
Retrouver l’autre moitié
Sans laquelle je ne suis pas un être entier.

Voilà, le rêve qui me poursuit.
Voilà le rêve qui me tient en vie
Rêver à défaut de réaliser
Rêver
Est-ce une façon d’exister ?
Analyse d'audience
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