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Caresser le chien,
Jétais assis sur mon canapé quand il prit son élan pour venir sasseoir à côté de moi. A dix ans, il avait un peu de mal à faire le saut. Dix ans déjà !
Il venait ainsi, chaque soir. Besoin de tendresse : allez savoir.
Au début, le canapé était interdit, mais il nous a eu à lusure. Qui saurait résister à des yeux qui viennent vous fixer, au museau quil vient poser sur vos genoux.
Depuis, bien sûr, le canapé avait perdu de sa jeunesse. Mais jai gagné en amour.
Le gamin se serre tout contre moi. Mes doigts se promènent dans sa fourrure. Un Labrador devrait avoir un poils rude. Il nen est rien. Mon chien est issu dun croisement entre Labrador et Retriever. Il a hérité de la force de son père et du soyeux des poils de sa mère.
Dix ans déjà ! Quand il est entré dans ma vie il pesait tout juste 700 grammes. Il tenait dans une seule main. Atteindre le haut de lescalier était une prouesse insurmontable. Alors il dormait sur la première marche et je notais, au jour le jour les progrès.
Puis vient lépoque où il montait les marches quatre à quatre. Une espèce de jeu. Arrivé le premier, il mattendait avec, dans son regard, comme une lueur de fierté. Il avait encore été le premier.
Caresser le chien
son poils est doux et lentement il suit la progression de mes doigts. Je le sais, il va se coucher les quatre pattes en lair pour se faire caresser le ventre. Cest devenu un rituel. Alors, il soupire daise pour un peu, on sattendrait à ce quil se mette à ronronner.
Caresser le chien
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Il y a quelque temps, jai détecté une petite grosseur. Qui sait une verrue peut-être ? Mais la verrue sétait mise à grossir. Elle avait pris la taille dune noisette.
Lautre jour, je suis allé consulter le vétérinaire.
Faut enlever ce truc-là : on ne sait jamais.
Alors, ce matin, nous sommes partis faire notre promenade vidange. Elle nous a conduit chez le vétérinaire.
Une piqûre pour essayer de calmer lanimal. Puis, le vétérinaire ouvrit la cage.
Mon gamin na jamais été en cage. Il sest débattu et, pendant que je rentrais chez moi, je lentends pousser des cris plaintifs
Avant de partir je lui ai dit : je viens te chercher ce soir et, dans ses yeux, jai cru lire une promesse : je tattendrais
Les heures passent bien trop lentement. Sur le mur du salon, lhorloge prend un malin plaisir à traîner des pieds.
Ce soir, jai rendez-vous à 17h
Je ne voudrais pas rentrer, le visage en larmes tenant au bout de la laisse un chagrin que je ne pourrai surmonter.
Ce nest quand même quun chien me direz-vous Non, cest Mon chien, le compagnon de dix ans de vie commune, celui qui savait se réjouir quand jétais heureux et qu'il savait se faire calin les jours de ciel gris.
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