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Miroir.
Mon téléphone est obstinément muet.
Je suis passé du côté où lon est
A celui où lon dit jétais .
Dans mon propre chair, jai constaté
Que le miroir est très peu épais.
On est vite oublié.
Hier encore, je courais
Comme les autres, indispensable je me croyais,
Mais on est bien vite remplacé;
La grande roue continue à tourner.
Non, je nai rien à regretter,
Chaque jour de ma vie, jai essayé de donner.
Je pensais à lAutre avant de dire moi ;
Je serais seul, sil tu nexistais pas.
Alors à lautomne de ma vie,
Je veux une dernière fois
Faire confiance à la Vie
Et repartir main dans la main, avec Toi.
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